La France et le corridor commercial Inde-Moyen-Orient-Europe : enjeux et opportunités
Gérard Mestrallet, ancien patron de Suez et d’Engie, a été appelé par Emmanuel Macron pour aider les entreprises françaises à obtenir des contrats dans le secteur de l’énergie, des transports et des infrastructures. Il est chargé de représenter la France dans un projet ambitieux visant à créer un axe commercial et énergétique entre l’Inde et l’Europe, en passant par le Moyen-Orient. Ce projet, baptisé « India-Middle-East-Europe Economic Corridor » (IMEC), réunit plusieurs pays dont les Etats-Unis, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l’Italie et l’Union européenne.
Le rôle de Gérard Mestrallet est primordial pour diversifier et sécuriser les approvisionnements énergétiques de la France. Il doit ainsi mobiliser les grandes entreprises françaises du secteur en amont afin qu’elles puissent décrocher des contrats dans le cadre de ce projet international dès leur ouverture.
Les sociétés concernées incluent notamment Engie, EDF, TotalEnergies, Air liquide, Egis, Vinci, Bouygues, Eiffage , la SNCF , Alstom and CMA CGM. Mestrallet a déjà commencé à entrer en contact avec certaines d’entre elles et prévoit également une réunion avec celles-ci à l’Elysée pour discuter des opportunités offertes par ce grand projet économique.
Centaines de milliards de dollars
L’IMEC prévoit une liaison ferroviaire entre les Émirats et Israël pour accélérer les échanges entre l’Inde et l’Europe. Les marchandises indiennes seront déchargées dans des ports émiratis et saoudiens, puis transportées par voie ferrée jusqu’au port israélien de Haïfa avant d’être rechargées sur des bateaux à destination du Pirée (Grèce), de Marseille ou de Gênes (Italie). Ce projet vise à améliorer la connectivité commerciale entre ces régions en utilisant le rail pour réduire les délais de transport.