Déconfiture d’Atos : Onepoint veut mettre fin à tout projet de cession
Le groupe de conseil Onepoint, dirigé par David Layani, souhaite sauver Atos, une entreprise informatique française très endettée. Avec plus de 11% des parts d’Atos, Onepoint veut freiner tout projet de cession pour préserver l’intégrité des actifs et rebâtir un nouveau départ solide. La dette d’Atos s’élève à 3,65 milliards d’euros et doit être remboursée ou refinancée d’ici fin 2025. Il est urgent d’agir rapidement pour éviter le chaos et la fin du groupe avant les JO et l’été. David Layani insiste sur la nécessité de garder les atouts clés du groupe tels que les activités « big data », la sécurité, ainsi que BDS qui n’a pas été vendue à Airbus comme prévu. Le patron dévoile son plan pour relancer Atos en mettant fin immédiatement aux projets de cession et en construisant un Nouvel Atos solide sur des bases saines.
Protéger tous les actifs
Atos, une entreprise française possédant des supercalculateurs utilisés dans la défense et le nucléaire, fait face à des enjeux stratégiques. Le ministère de l’Economie s’est engagé à développer une solution nationale pour protéger les activités clés du groupe. Des discussions ont également eu lieu sur la possibilité d’une participation minoritaire de Bpifrance si un acheteur majoritaire se présente. En parallèle, le directeur général d’Atos a exprimé la nécessité d’une solution industrielle pour préserver l’entreprise et éviter un éventuel chaos.
David Layani, représentant de l’actionnaire d’Atos Onepoint, défend un projet visant à assurer la pérennité et la croissance de l’entreprise. Toutefois, Atos a déclaré que ce plan n’a pas encore été présenté à son Conseil d’administration. L’entreprise prévoit toutefois de présenter les résultats du groupe ainsi que les prochaines étapes sous peu.
Malgré ces incertitudes, le cours de l’action d’Atos était en hausse à l’ouverture de la Bourse de Paris. Ces développements soulignent les enjeux cruciaux auxquels est confrontée cette entreprise technologique majeure.
Une dette de 3,65 milliards d’euros
L’avenir d’Atos est de plus en plus sombre en raison de l’énorme dette qu’elle doit rembourser ou refinancer d’ici la fin 2025. Les discussions pour la vente de BDS à Airbus ont échoué tout comme celles avec Daniel Kretinsky pour la branche Tech Foundations. Cette situation a entraîné une chute drastique du cours de l’action, passant de 15 euros à moins de 2 euros, ce qui a considérablement réduit la valorisation de l’entreprise. Atos a demandé au tribunal de commerce de nommer une mandataire ad hoc pour l’aider dans les négociations avec ses banques créancières et tente actuellement un plan de sauvetage impliquant la scission en deux entités : Tech Foundation et Eviden.
– Le retrait d’Airbus des discussions pour l’acquisition de BDS
– L’échec des négociations avec Daniel Kretinsky
– La chute significative du cours boursier d’Atos
– La nomination d’une mandataire ad hoc par le tribunal
– Le plan proposé par la direction pour sauver l’entreprise.
Atos joue un rôle clé dans les JO
Atos joue un rôle clé dans l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, en hébergeant les données personnelles des participants et en fournissant des services en matière de cybersécurité. Malgré les difficultés rencontrées par la société, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) assure qu’il n’y a actuellement aucun signe d’alerte concernant la sécurité des Jeux. Il affirme que des mesures sont prises pour suivre de près Atos afin de s’assurer qu’il n’y a pas de dérives qui pourraient mettre en péril ces événements sportifs planétaires.