Extinction de Neandertal : nouveau spécimen français bouleverse les théories paléoanthropologiques
La découverte du spécimen néandertalien « Thorin » dans la grotte Mandrin (Drôme) en 2015 représente une avancée significative dans la paléoanthropologie française. Ce fossile, comprenant une mandibule, des dents et des phalanges, est considéré comme le plus important spécimen néandertalien mis au jour en France depuis les années 1970. L’étude, dirigée par l’archéologue Ludovic Slimak du CNRS et publiée dans Cell Genomics, révèle l’histoire d’un groupe néandertalien jusqu’alors méconnu. Cette découverte soulève des questions cruciales sur la chronologie de l’extinction de Neandertal et pourrait potentiellement remettre en question les théories établies sur les dernières populations néandertaliennes en Europe occidentale.
Analyse granulométrique : une méthodologie d’extraction minutieuse
La découverte du spécimen de Neandertal surnommé Thorin en 2015 a nécessité une approche méthodologique novatrice pour son extraction. Le paléoanthropologue Ludovic Slimak a développé un protocole d’extraction grain à grain extrêmement minutieux pour préserver l’intégrité et la position précise des restes fossiles. Cette technique, utilisant des pinces à épiler, a permis de récupérer les fragments osseux fragilisés, notamment :
- Cinq dents connectées initialement repérées
- Un fragment de maxillaire
- Des milliers de petits fragments osseux
Cette méthodologie rigoureuse explique en partie le délai entre la découverte et la publication de l’étude, soulignant l’importance de la préservation contextuelle en paléoanthropologie.
