La hausse des défaillances d’entreprises dans la zone euro
Le nombre de business en faillite est en hausse, dépassant les niveaux pré-pandémie. En France, plus de 60 000 entreprises ont fait faillite. Les aides financières et plans de relance avaient permis une certaine stabilité avant la crise en Ukraine et l’inflation. Toutefois, avec le durcissement des conditions financières et la fin des aides Covid, les entreprises sont confrontées à des difficultés croissantes. Les TPE bretonnes sont particulièrement touchées par cette vague de défaillances, mais les PME ne sont pas épargnées. Les économistes s’inquiètent du nombre croissant d’entreprises faisant faillite, soulignant un changement significatif depuis 2019 avec un resserrement monétaire et le remboursement des prêts garantis par l’État qui accentuent les problèmes financiers des entreprises.
Industrie en difficulté
Après la phase de reprise post-Covid, l’économie de la zone euro connaît des difficultés en raison de la hausse des prix. Les secteurs industriel et des services sont touchés, avec une activité qui peine à retrouver son niveau d’avant la crise sanitaire. La guerre en Ukraine a entraîné une forte augmentation des coûts énergétiques pour de nombreuses industries européennes, les contraignant à réduire leur production ou même à fermer leurs portes. Parallèlement, les salaires augmentent plus rapidement que l’inflation dans le secteur des services, offrant ainsi un pouvoir d’achat supplémentaire aux consommateurs. Cependant, cette reprise économique reste déséquilibrée entre l’industrie et les services, en particulier en Allemagne où la dépendance à l’énergie russe a eu un impact significatif sur le secteur industriel. Selon les experts, malgré ces turbulences, l’économie devrait rebondir progressivement grâce au dynamisme du secteur tertiaire dans certains pays européens comme l’Allemagne.
Record jamais vu de faillites depuis 2016
En France, la situation économique est critique. Les faillites d’entreprises atteignent des niveaux records, dépassant les 60 000 cas en mai dernier. Cette tendance inquiétante concerne désormais non seulement les petites entreprises mais aussi les grands groupes et entreprises de taille intermédiaire.
Les mesures de soutien mises en place ont permis à certaines sociétés de survivre, mais la pression sur l’économie s’intensifie. Les tribunaux de commerce se montrent moins indulgents face aux difficultés financières des entreprises.
Les conséquences pourraient être graves, notamment sur le marché du travail. La crise actuelle risque donc de se prolonger, avec des répercussions importantes à prévoir dans les mois à venir.
Info rapide : La Tribune midi
Retrouvez chaque jour de la semaine toute l’info économique à midi.